28 nov. 2017

Langue française, immigration et/ou un autre baby-boom !?


Je me souviens ! À la fin des années ‘’60’’ et au débute des ‘’70’’, j’ai appris l’anglais à la faculté des lettres d’Alger et le laboratoire de langues qui était utilisé par la section d’anglais l’était aussi pour l’Allemand, le russe, l’italien, l’espagnol … on se bousculait pour y accéder. Les plus malins parmi nous s’inscrivaient pour le russe mais tournaient les boutons pour apprendre l’anglais ou l’Allemand…

Au Québec, le français comme langue nationale et marqueur identitaire, comme outil de travail et de communication générale est très  mal ''encadré'' et à l'évidence rien n'est fait pour l'améliorer. 

Juste un exemple, là où il est enseigné aux immigrants je n’ai pas vu un seul laboratoire de langue exception faite de la Bibliothèque du Québec à Montréal. 

Dans cette province du Canada, Environ 20% de la population a plus (+) de 65 ans et la croissance de ce paramètre sera d’un demi-point jusqu’à 2030. 

D’ici là, selon les indicateurs économiques clairement établis, il y aura plus de baby-boomers qui quittent le marché du travail que de jeunes qui y feront leur entrée. 

L’économie pâtira de ce déséquilibre parce que les entreprises ne trouveront pas les employés dont elles ont besoin.   C’est ce qui se passe en ce moment dans plusieurs postes de l’industrie (soudeurs, mécaniciens camionneurs…), de la restauration et de l’hôtellerie, de la santé, etc... 

L’immigration représente la principale source de croissance du Québec et il faudra mettre les bouchées doubles pour combler le déficit ou que les Québécoises sortent de leur confort social et fassent plus d’enfants, en moyenne trois et pourquoi pas quatre. 

Alors quelles sont les solutions ? Un autre baby-boom et/ou l’immigration sélectionnée ? Qui fera le bon choix ?


Ferid Chikhi

26 nov. 2017

Adidas et le français, le MIDI et la francisation

Une facette d'une problématique multidimensionnelle
La levée de boucliers suscitée par la bourde spontanée et peut être intentionnelle du gérant du magasin d’Adidas du centre-ville de Montréal ressemble plus à une tempête dans un verre d’eau qu’a une véritable tornade politique au sein des institutions politiques et dans le grand public. Certes, des réactions se sont fait entendre jusque dans les arcanes de l’assemblée Nationale mais à contrario tout le monde n’attend que de simples excuses de la part de la multinationale au lieu d’analyser les causes de cet ‘’incident’’ qui fait la démonstration des insuffisances de l’application des lois. Plus grave encore, la vérificatrice générale a, au même moment, publié son rapport sur la francisation des nouveaux arrivants et ses conclusions qui sont dévastatrices pour le gouvernement libéral du Québec sont à peine discutées, abordées et commentées, y compris, par les ténors des médias francophones.  Ça l’est d’autant plus que ce même rapport fait état de la déperdition des nouveaux locuteurs francisés au profit d’un monde plutôt anglophone.  En effet, selon toute vraisemblance une fois ‘’francisés’’ de pans entiers de ces futurs citoyens n’utilisent la langue de Félix Leclerc qu’avec parcimonie et préfèrent parler celle de Shakespeare. De mon petit point d’observation je constate que deux problèmes viennent meubler les espaces communicationnels : le premier est la place du français dans le monde du travail et par extension de toute la société du Québec et le second réside dans les résultats de la loi 101 sur son utilisation, non seulement, dans la sphère publique mais aussi privée ainsi que ses effets sur l’intégration des futurs citoyens du Québec. Alors, selon mon point de vue ‘’l’affaire Adidas’’ n’est qu’une facette de la problématique multidimensionnelle de la place du Français comme langue de communication, de travail et d’usage au Québec.
Des causes et de leurs effets
Ce qui est pénible, ce qui est délirant, ce qui est inacceptable c’est qu’au lieu de chercher les ajustements et les solutions aux causes d’un tel délitement tout le monde, ou presque, réagit aux effets, aux impacts et aux conséquences beaucoup plus sur les états d’âmes que sur les fondements culturels et même identitaires que cela génère. Au lieu d’agir en amont, on refait les mêmes erreurs en focalisant sur les conséquences immédiates d’une dérive d’un employé qui aurait pu rester lui-même et faire son ‘’speech’’ en anglais sans que cela n’attire l’attention de qui que ce soit.
Or, les deux principales causes de cette double inconvenance résident d’abord dans la politique
générale de l’utilisation du français en tant que langue nationale et bien entendu le contenu de la loi 101 qui est, dans bien des parties de son contenu, obsolète et dans son application inappropriée et pour exemple je citerais l’exigence faite par quasiment tous les employeurs de la maîtrise de l’anglais par les candidats aux emplois publiés sans que le gouvernement n’agisse sur la problématique de son effet directement sur l’augmentation du chômage de certaines communautés. C’est là un dysfonctionnement qui peut être corrigé sans attente.
La seconde cause se situe dans le modèle de la francisation des nouveaux arrivants. Totalement désuet lorsqu’on sait qu’ailleurs dans le monde l’apprentissage d’une langue nationale se fait avec l’aide de méthodes modernes et de la technologie – ordinateurs, laboratoires de langue, cours intensifs, etc. -. Par conséquent, il nécessite des adaptations énergiques et rapides ou tout simplement une révision totale et complète pour qu’il soit en phase avec l’utilisation fonctionnelle de la langue dans l’espace public et dans le monde du travail. Le gouvernement doit agir vite et avec efficacité. 

Ferid Chikhi 

Malgré des mutations profondes du monde du travail

Les méthodes de recrutement stagnent, les profils des candidats changent Observations et analyses  : Les contraintes et les goulets d’étr...