25 déc. 2012

Les attentes des uns et les exigences des autres - 2 -


La connaissance de soi, est-ce une panacée ?
Pour réussir le rapprochement, en mettant de côté les appréhensions dévastatrices, les actions exigent des deux parties ainsi que des tiers intervenants de mettre en correspondance les attentes des uns et les exigences des autres. Mais, qu’elles peuvent-elles être et que représentent-elles pour les uns et pour les autres ? 
Les attentes des employeurs québécois sont, bien entendu, multiples en raison de trois caractéristiques : le statut, l’envergure de l’entreprise et le secteur d’activité où elle se situe. De l'autre côté il y a le profil du candidat convenable, celui de l'immigrant. Vient ensuite la concordance de ce profil avec les critères et les exigences d’accès aux emplois. Au final, un paramètre essentiel réside dans la culture de l’entreprise.
Sans se donner la peine d’en expliquer la teneur la majorité des employeurs ne sont pas en mesure de mettre en exergue ce paramètre et de le présenter comme un obstacle ou un tremplin au recrutement de l’inconnu. Pourtant, il gagnerait à être pris en considération.
Les attentes des candidats issus de l’immigration toutes origines et tous profils confondus sont au moins de trois ordres : il y a en premier lieu l’accès à un emploi pour une insertion socioprofessionnelle qui dés le départ est considérée comme une rampe de lancement et un point d’appui en vue de démontrer la volonté de se dépasser pour se faire accepter.
Il y a aussi qu'un grand nombre de ces candidats eu égard à leur enthousiasme initial refuse d’apprendre un minimum sur le monde du travail (industrie, commerce, etc.) selon les méthodes du pays d’accueil (culture, organisation, fonctionnement, place sur le marché et dans l’industrie, etc.).
Enfin, ils sont irrités lorsque c'est le temps de leur parler des exigences des employeurs (Mission et principes de gestion, valeurs, modèle de gestion, système d’évaluation, etc.).
Enfin, beaucoup abhorrent apprendre à mieux se connaître pour savoir offrir leurs services (qualification, compétences, attitudes, etc.) et en faire des atouts de leurs négociations. Pourtant, personne n’ignore que la connaissance de soi, de ses expériences, de ses apprentissages, des capacités de transfert des compétences et de savoir-faire sont des atouts majeurs pour se faire recruter.
Ferid Chikhi
Mise à jour -1- 20-06-2012
Mise à jour -2- 29-09-2012

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